Fat Boys – The Twist (1988)


Pourquoi la pochette m’a marqué?
En regardant les vinyles au Village des valeurs sur le boulevard des Laurentides à Laval, je n’avais pas l’intention d’en acheter un. J’avais seulement 3 dollars sur moi, et je désirais m’acheter un chandail en laine avec des flocons de neige pour le temps des fêtes. Mais quand je suis tombé sur le vinyle des Fat Boys, tous mes plans ont fondu comme un glaçon sur le ventre d’une hot lady. (Référence au film Hot Shot à 0:32 http://www.youtube.com/watch?v=8oTbih9goco)

Premièrement pochette sur fond blanc, c’est comme un clip de C & C Music Factory, ça fait très début des années 90. Moi les fonds blancs ça m’interpellent, ça m’accrochent. Ensuite comment ne pas succomber à ces 3 gros garçons rondelets. Je suis certain que leurs mamans les aiment et les trouvent tous très mignons. J’adore celui de gauche, on dirait qu’il fait le mouvement «Oui papa». Pour celui du centre, qui ressemble vraiment à Fat Albert, on dirait qui lâche un gros pet. La position de sa jambe et son sourire de surprise me font dire qu’il a été pris en photo en pleine action. J’imagine qu’il n’avait pas prévu le coup comme cette demoiselle. Je souhaite aussi faire une mention à la palette de sa casquette vers le haut, un style qui devrait revenir à la mode selon moi. Finalement celui de droite me fait penser à Notorious B I G par son sourire, son bling et la forme de son bédon. Concernant le verso du vinyle, on nous montre comment danser le twist avec des dessins de pas de danse. Soulja Boy peut se rhabiller avec son Crank that.

Qui sont les Fat Boys?
Originalement connu sous le nom de The Disco 3, Mark «Prince Markie Dee» Morales, Damon «Kool Rock-Ski» Wimbley et Darren «The Human Beat Box» Robinson, ont gagné un concours à Radio City Music Hall en 1983. Ils attireront l’attention surtout à cause des talents de Darren pour improviser des beats hip hop avec sa bouche. Suite à une facture de 350$ dans un hotel pour «extra breakfast», le groupe change de nom pour Fat Boys. Dès 1984, ils sortiront leur premier disque «The Fat Boys» qui connait un succès grâce à leurs humour et leur sens du divertissement. C’est à ce moment qu’il partage la scène avec L.L. Cool J, Whodini et Run DMC. Ils atteindront leur plus gros succès commercial avec le disque «Crushin’» en 1987. On retrouve notamment une collaboration avec les Beach Boys sur l’amusante pièce «Wipeout». Durant la même année, ils joueront dans le film «Disorderlies» qui a l’air franchement platte mais que je veux vraiment voir. Par la suite, ils essayeront de répéter la formule de «Cruisin’», soit reprendre une chanson connue. Le succès s’estompe, les fans n’embarquent plus du tout et le groupe se séparera. Par la suite, Prince Markie Dee sortira 2 disques solos de R&B tandis que pour Darren Robinson décèdera en 1995 suite à une maladie rare (Lymphoedème).

Critique de The Twist?
«The Twist» est un vinyle-single qui présente 4 versions de cette chanson qui est un cover de Hank Ballard. J’ai trouvé les versions des Fat Boys peu impressionnantes et sans grand intérêt. Je trouve même tout le package (pochette/chanson/clip) trop caricatural et trop enfantin (style Crazy Frog). La dernière version style Buffapella de «The Twist» est fait au beat box, le 4 minutes 15 est long.

Je retiens pas grand chose.

Phrase marquante écrite sur le vinyle?
With stupid def vocals by Chubby Checker

Cote: 3.5/10  
*Préfère apprendre la danse de Soulja Boy que le twist de Fat Boys.

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Jermaine Stewart – Get Lucky (1988)

Pourquoi la pochette m’a marqué?
C’est l’ambiguïté de Jermaine qui m’a interpellé. Est-ce une femme? Est-ce un homme? Est-ce une nouvelle race de personne qui se nomme les «Jermainiens»? Ce qui m’a motivé à faire cet achat c’est son regard coquin, discret et remplie de complicité comme si il me disait «Hey Pellep Pellep Pellep, ma musique va satisfaire toutes tes attentes!». Je n’ai pas le choix de souligner certains autres détails qui ont influencé l’achat tels que: son petit bandeau dans les cheveux, sa belle grosse boucle d’oreille, son foulard style Tupac dans le cou, son chandail de matelot rayé avec une grosse encolure et sa moustache qui est si féminine (oui oui). Est-ce que je m’attendais à entendre une musique punk à cause de son jacket en cuir avec des studs? Pas du tout, je m’attendais à de la musique siroteuse avec une petite voix gentille.

Qui est Jermaine Stewart?
Né en 1957, Jermaine Stewart a fait ses premiers pas dans la musique en faisant les backvocals pour Milie Jackson, the Temptations, Boy George… C’est grâce à ce travail dans l’ombre qu’il obtient son premier contrat de disque avec Arista Records. Il obtient un succès avec la pièce «The Word Is Out» mais c’est sur son deuxième album «Frantic Romantic» que figure son plus gros hit «We Don’t Have To Take Our Clothes Off». C’est avec cette pièce qu’il vend plus de 1 million d’album. Par la suite sa pièce «Say It Again» qui figure sur son troisième disque, lui amène à faire une tournée internationale. Son dernier disque «Set Me Free» ne verra jamais le jour à cause du peu de ventes de son single.

Jermaine Stewart est décédé du SIDA relié à un cancer du foie à l’âge de 39 ans. Il y a eu en 2005 une compilation en son honneur orchestré par ses frères.

Critique de Get Lucky?
«Get Lucky» est en fait un vinyle-single comprenant 4 chansons pour une durée de 18:02. La chanson titre de ce vinyle «Get Lucky» est une excellente pièce ainsi que le remix. La principale qualité de mon ami Jermaine, que j’aime prononcé comme Germaine, est le sens du hook dans ses refrains. On parle de magie, de pluie d’étoiles et de sincérité qui me fait planer au-dessus du sol d’un bon gros centimètre. Sur les 4 chansons du vinyle-single, elles ont toutes un point en commun, la saveur ultra année 80 (j’adore le saxophone dans «Imagine»). On peut voir une grande ressemblance à Michael Jackson dans la voix de M. Stewart, surtout dans la pièce «Say It Again (remix)». Je pense même que je vais resortir mes souliers qui font de la lumière et louer le film Wedding Singer.

Je retiens: «Get Lucky» & «Imagine»

Phrase marquante écrite sur le vinyle?
Join the Jermaine Stewart fan club?

Cote: 7 regards coquins /10
*Une moustache peut être féminin
** Je veux la coupe de cheveux qu’il a dans son clip «Get Lucky»

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Hamilton Bohannon – Summertime Groove (Juin 1978)

Pourquoi la pochette m’a marqué?
Quand j’ai eu cette pochette entre les mains, il y avait quelque chose que je n’arrivais pas à comprendre. Pourquoi ce cover de vinyle est si hot? Est-ce les 3 ladys en bikini? Est-ce le rouge à lèvre de la fille en rose qui match avec son maillot? Est-ce la fille noire qui a l’air de vouloir me dire un secret? Non c’était celle à gauche, celle qui est à l’envers. Wow! Pourquoi mettre une fille à l’envers sur sa pochette? C’est mon frère qui a trouvé la réponse à ma profonde interrogation. Il me dit: «C’est qu’elle est entrain de plonger!». Le mystère de cette pochette est maintenant résolue. Les concepteurs de cette photo ont vraiment pensé qu’en soutenant cette fille ça donnerait vraiment l’impression qu’elle est entrain de faire un plongeon. C’est du nouveau pour moi, une action saisie en photo, j’en demandais pas tant.

Qui est Hamilton Bohannon?
En achetant ce vinyle je pensais que c’était la musique d’un trio de 3 jeunes ladys qui se nomment Bohannon. Surprise pour moi, l’artiste qui a fait cette musique et qui se cache derrière ces femmes en bikini se nomme Hamilton Bohannon. Qui est cet individu au concept de pochette si attrayante? Hamilton a commencé à faire ses premières classes derrière une batterie. C’est nul autre que Stevie Wonder qui l’engage en tant que drummer pour sa tournée. Par après notre héro déménage à Détroit en 1965 où il devient un arrangeur et bandleader pour Motown. Mais c’est quand il rejoint les rangs de Dakar/Brunswick en 1972 et ensuite Mercury Records que sa carrière prend de l’envergure. Artiste productif, il sort de 1973 à 1983 pas moins de 17 vinyles. Son plus gros succès est la pièce «Let’s Start The Dance» qui a figuré dans le top 10 R&B. Le dernier disque à son actif est «It’s Time to Jam» qui date de 1990. Il n’y a malheureusement pas de filles en bikini sur le cover. Mais je dois souligner son vinyle qui s’intitule simplement «Bohannon» en 1975.

Critique de Summertime Groove?
L’album commence en lion avec le hit de la carrière de Hamilton « Let’s Start The Dance ». On retrouve sur cette pièce un collaboration de la chanteuse Carolyn Crawford qui a une voix remplie d’assurance, de caractère et d’intensité. Le petit solo du genre de clavecin est aussi un moment magique.En écoutant le disque je trouvais que la musique et un peu la texture de la voix de Hamilton ressemblaient à celle de David Byrne (chanteur de l’excellent groupe Talking Heads). Après un petit tour sur le site David Byrne, je lis ceci:

«That’s what Talking Heads were doing, too. They took American light funk, people like Hamilton Bohannon, and married it with downtown New York punk or new wave. Now everybody does it but at the time it was a very new idea.»
par Brian Eno (Compositeur de la musique pour David Byrne dans certains de ses projets solos) 

 Je ne peux passer aussi sous le silence la seule pièce douce du disque «I Wonder Why» qui est si mais si crêmeuse. C’est une chanson si sexy, chocolatée et oh lala. Un genre de R&B vraiment bon là, pas quétaine. Moi c’est clair que je la fais jouer dans le but de toujours re-séduire ma lady.

Je retiens sans aucun doute «Let’s Start the Dance», la chanson la plus crêmeuse «I Wonder Why» et la petite chanson jazz/disco/funky «Me And The Gang» pour le petit freestyle de la fille à la fin durant lequel elle dit what’s your name.

Phrase marquante écrite sur le vinyle?
«This album is dedicated to all my Disco friends» Wow Wow Wow! Je veux des Disco Friends aussi. 

Cote: 8/10  
*Plus que des filles en bikini, c’est le plongeon & le disque qui m’ont éclaboussé pour ma plus grande joie.

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Macho – I’m a man (1978)

Pourquoi la pochette m’a marqué?
Il y a plusieurs raisons pourquoi cette pochette m’a interpellé quand je fouillais dans la pile de vinyles au Village des valeurs. Premièrement un homme qui serre l’épaule d’un autre où l’on peut lire sur son blouson de cuir « I’m a man ». Je me pose une question. Est-ce gay ou est-ce simplement viril? Ensuite dans le reflet des lunettes de cet être masculin, on peut voir dans la lentille droite un homme qui a l’air flambant nu. D’où sort-il? Trop d’interrogations pour moi, ça pique ma curiosité. Par après j’aperçois le nom du groupe « Macho » et sans savoir pourquoi je le lis comme « Matcho » et je suis comme yeahh baby give it to me.
 

Mais c’est en retournant ce vinyle que ma décision de le critiquer sur Petit Petit Vinyle a été prise. Suprise, à la hauteur de mes plus hautes attentes, le back cover est renversant. J’aperçois alors un torse d’homme poilu et mouillé, pas que j’aime, mais l’audace mes amis renverse mes prédictions les plus funky. 

Qui est Macho?
C’est un groupe Italien/Américain de Disco-électro-soul. Jacques Fred Petrus et Mauro Malavasi forment la maison de production « Goody Music Production » dans les années 70. Le premier projet qui sort de cette étiquette est le fameux vinyle de Macho qu’ils ont conçu avec le chanteur Marzio Vincenti. Ils sortiront un deuxième disque sous le nom de Macho (voir la pochette qui fait euh… gai).

Critique de « I’m a man »?
Pas mauvais, pas renversant. Pourquoi ce disque a connu du succès ( la chanson titre « I’m a man » a atteint le top10 du Billboard en octobre 1978 dans la catégorie Dance)? Car la pièce « I’m a man » est une reprise disco de presque 18 minutes de Spencer Davis Group qui l’avait sortie en 1967. Qui offre la meilleure version? À vous de juger voici une version abrégée de Macho et celle de Spencer Davis Group. Est-ce que j’ai réellement dit à vous de juger, la réponse est selon moi Spencer Davis Group qui offre la meilleure version (mais j’aime les cuivres de Macho). Les 2 autres chansons « Hear me calling » (7:10) est très groovy disco, et très bonne, la meilleure du vinyle. Pour « Because there is music in the air » (10:25)  c’est bien. J’imagine, sans savoir pourquoi, Rocky s’entraîner sur cette musique (ici suggestion pour un Rocky 7 s’il y en a un). Mais quand on ose montrer un torse nu en backcover j’en voulais plus plus plus.

Je retiens la meilleure pièce du groupe « Hear me calling » ainsi que la version originale de Spencer Davis Group de « I’m a man ».

Phrase marquante écrite sur le vinyle?
Les mots « I’m a man » écrits en craie ou en liquid paper (si cette compagnie existait en 1978).

Cote: 7/10 
*Blouson de cuir / lunettes à reflet d’homme nu / torse poilu et mouillé = Motivation de mon achat.

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Giorgio Moroder – From here to Eternity (Juillet 1977)

Pourquoi la pochette m’a marqué?
Tout d’abord cette pochette m’a interpellé par la moustache. Est-ce une vraie? une fausse? Ensuite les lunettes avec reflet d’une fenêtre, la coupe de cheveux style Soul Gro du film « un prince à New York » et l’attitude du personnage qui transmet avec assurance que ce vinyle est parfait. J’aime aussi la typographie de son prénom et la palette de couleurs. En la regardant avec une vue d’ensemble, sans savoir pourquoi, l’esthétique me fait penser à Robocop.
*D’avant-garde cette pochette a été conçue en 1977 même si elle fait très année 80.

Qui est Giorgio Moroder?
Producteur et compositeur ultra connu, et j’en avais franchement aucune idée lors de mon achat. Il a notamment collaboré avec David Bowie, Blondie, Cher, Janet Jackson, Elton John, France Gall… Cet Italien moustachu a fait son nom en s’associant avec Donna Summer pour faire des hits comme: Love to Love You (1975), I Feel Love (1977), Hot Stuff (1979) et j’en passe. Il a aussi composé une quinzaine de bandes originales pour lesquels il a gagné des Oscars ainsi que des Golden Globe: Midnight Express (1978), flashdance (1983), Top Gun (1987). De plus il a composé l’hymne officiel des Jeux Olympiques de Los Angeles (1988) et les Jeux Olympiques de Séoul (1990). Personnage mythique dans la musique, il est l’un des architectes de la musique électro-disco ou Eurodisco-électro.

Critique de « From here to Eternity »?
Acheté pour 2$, il se vend sur Ebay plus de 20$, était-ce un signe que le disque allait être bon? Oui, le disque se traduit par une suite de hits dansant du début à la fin. Un mélange d’Eurodisco-électro, d’une multitude de keyboards, des choeurs de femmes aux jolies voix et d’effets futuristes. Encore aujourd’hui ce disque n’est pas démodé surtout avec le retour des années 80. Les pièces s’enchaînent sans qu’on s’en rende compte. Dès qu’on commence le vinyle on apprend, avec surprise, qu’il est déjà terminé. Le choix des sons, la groove soutenue, la voix ratoureuse de Giorgio, le sens du hook et de la mélodie me permet d’affirmer qu’il a le droit d’avoir cette attitude de vainqueur sur la pochette.

Je retiens la chanson titre « From Here to Eternity« , « Utopia – Me Giorgio« , « I’m Left, You’re Right, She’s gone » et « Too Hot to Handle« (<— Joie Joie Joie).

Phrases marquantes écrites sur le vinyle?
« Only electronic keybords were used on this recording » & « From Here to Eternity » que j’approuve!

Cote: 10/10 
*Ça commence bien, ce projet de critique de vinyles en me basant uniquement sur les pochettes.

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